Le iaidō pourrait se résumer par l’art du sabre, ou la pratique du sabre. Mais ce serait très réducteur.
Le iaidō n’est pas une accumulation stérile de techniques guerrières, qui n’ont d’ailleurs plus d’utilité au XXIe siècle. C’est un tout, un corpus, permettant, à travers la pratique et l’étude de techniques, de situations, de comprendre et la manipulation du sabre, et du corps, et de l’harmonie entre les deux.


Étymologie et origines


Littéralement le iaidō 居合道 est difficile à traduire.

居 i étant le caractère sino-japonais d’existence (physique).
合 ai étant le caractère (kanji) de l’union, l’harmonie.
道 dō celui de la voie (spirituelle), le tao du taoïsme en chinois.


Il est dérivé du iaijutsu 居合術 plus ancien, 術 voulant dire « technique(s) ».
A l’origine, conçue à des fins militaires, la voie du sabre repose sur la maîtrise de nombreuses techniques de combat permettant au pratiquant de faire face à tout type de situation de combat. Pour vaincre, celui-ci devait affiner son sens de l'observation du terrain, de son adversaire, mais aussi de lui-même, au niveau tant physique que mental, pour connaître ses propres limites afin de les dépasser au moment décisif.




 

Quelle est la spécificité du iaidō ?


Une des particularités du iaidō et du iaijutsu antérieur, par exemple par rapport au kenjutsu traditionnel, est que le sabre est dans un fourreau (saya). Toutes les techniques commençant donc par un dégainer, et finissent par un rengainer.
L’emphase est alors donner à la main gauche qui doit travailler autant que la droite avec des fonctions très différentes, il n’y a pas de main dominante, mais une harmonie, une symbiose des deux.

Il est dit qu’une des idées originelles du iaijutsu aurait été de neutraliser l’adversaire sans même besoin de dégainer. Le fameux concept de «saya no uchi» (à l’intérieur du fourreau).

Voir aussi le concept de katsujin ken ( 活人剣 ), le sabre de la vie, le sabre qui laisse en vie, le sabre qui neutralise sans tuer.


Spécificité du iaidō pratiqué au dōjō


Ici au dōjō mushin no shin, nous étudions le iaidō fédéral, appelé zen ken ren iai ou seitei iai. Nous suivons de nombreux stages de sensei 8e dan qui viennent en Europe, envoyés par la Fédération Japonaise (zen nihon kendo renmei), nous passons des grades fédéraux, et nous faisons aussi de la compétition.


Nous étudions aussi une ancienne école (koryū) appelé muso shinden ryū, pour les pratiquants plus avancés.


Au-delà de la Forme, nous mettons l’accent sur la Fonction. Les techniques de iaidō étant pratiquées seul, il ne faut pas se limiter à des enchaînements de type chorégraphiques.
Ainsi le kenjutsu et des choses annexes et complémentaires sont aussi nécessaires pour avancer. Les différentes gardes, la notion de ma-ai (distance et timing), les notions de type sen no sen (qui prend l’initiative?) etc, étant plus facilement appréhendées dans un travail à deux ou parallèle.


Nous mettons aussi l’emphase sur le développement du corps, en le renforçant d’une part, une nécessité pour comprendre les grands principes, et en augmentant sa prise de conscience.


Pour conclure


Prolongement du corps et de l'esprit, et reflet de l'âme, le katana est encore aujourd'hui au Japon un emblème national symbolisant à la fois force, beauté et vérité. Le Iaidō représente donc non seulement une discipline de combat efficace plongeant ses racines dans la tradition, mais également un art de réalisation personnelle à travers la quête du geste parfait visant à affronter et vaincre l'adversaire le plus puissant : soi-même.


 

 

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